C  U  L  T  U  R  E

Puisqu’en ce moment Dieu est grand, il doit bien y avoir des « must see », « must know », « must feel », « must think ». Et si on inversait la vapeur ? Si on quittait notre banc de touche ? Si on sortait de l’ombre ? …

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Avec la nonchalance d’un dandy moderne, l’élégance discrète, à des kilomètres de la figure cinématographique du cow-boy paternel, il épouse l’incroyable univers du jazz

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Mais après une « intégration » difficile et humiliante, les Nippo-Américains doivent faire face à une situation sans précédent : la Seconde Guerre mondiale…

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« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère.»

(Charles Baudelaire, maître à penser du dandysme)

On nous martèle ici de « must have » que l’on ne s’offrira jamais ; d’autres nous font sentir là que « tu consommes, donc t’es conne », alors on passe notre chemin regrettant qu’aucun média féminin, papier ou numérique, ne nous aide à trouver notre place ou notre essence de femme, d’individu, ou d’être sensible au monde.

Images, concepts marketing ou éditos, ici ou là, font en sorte que les « élus » rayonnent, que les « non-élus » abandonnent. Les personnalités dites influentes s’auto-congratulent et nous retournons vaquer à nos occupations. C’est comme si une « main invisible » refaisait l’unité de mesure, qu’elle décidait arbitrairement du « petit » ou du « grand » créateur. Et ce microcosme, ce tout petit monde en proie à cette main, s’impose tyranniquement comme un macrocosme, le seul et grand monde.

Faust le pleurait et le déplorait avant nous. Rions-en et repensons le phénomène avec lui

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Patronne lectrice, si toi aussi tu ignores ce qu’est une coupe menstruelle car tes règles sont le cadet de tes soucis, ou que tu n’as pas envie de te flageller car tu n’as pas de sac signé à plus de quatre chiffres à 3O ans, si toi non plus tu ne te sens pas futile sous prétexte que tu es coquette ou coquine ou encore que tu ne comprends pas comment ou pourquoi la féminité s’est évaporée du discours féminin quand il se revendique intelligent, et que tu cherches un peu de Beau et de Vrai, alors donne-nous la main et viens par ici…

Lever de Rideaux. Acte I, scène 1. Exposition, explosion d’un sublime qu’ils ont cru grotesque.

On prendra les créateurs, les créations, les créatures par la main, on leur donnera l’Eau et la Lumière dont ils ont besoin pour qu’ils nous rendent l’oxygène et le souffle dont on a besoin.
Il faut être fou, c’est vrai. Comme Faust. Mais tu en as envie «insensé(e) qui crois que je ne suis pas toi » (1), « hypocrite lectrice, ma semblable, ma sœur ».

1 : Victor Hugo, Les contemplations .

Taline Kortian

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