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Entre ville et nature, Rio de Janeiro et Ilha Grande

Rio de Janeiro … Ses plages immenses, son carnaval, ses filles aux courbes généreuses et aux micros bikinis, sa palette de couleurs, ses collines vallonnées qui s’entremêlent aux nuages … Cette ville est à elle seule une source d’inspiration pour le reste du monde.

Rio est synonyme de chaleur et de grandeur, une terre de métissage.

Mais pas que … Rio est aussi bouillonnant, dangereux, à feu et à sang, une lutte perpétuelle pour ses habitants. Je vais vous parler de sa beauté, de sa richesse culturelle mais aussi comment vous fondre dans la masse pour un séjour optimal.

Copacabana, Ipanema

Copacabana, Ipanema mais également Leblon dans la continuité de la baie, au son de ces seuls mots l’envie nous prend déjà d’improviser quelques pas de samba. Une carte postale. Ces deux quartiers les plus connus de Rio, s’étendent sur les plages infinies, et souvent bondées. Un paysage de rêve où les Cariocas (habitants de Rio), s’entrainent au foot du matin au soir, sport national et au passage pour entretenir leurs corps de rêve.

Ce sont les deux quartiers que je vous conseille pour vous loger, proches de la plage avec tout ce dont vous avez besoin. À savoir  qu’Ipanema et Leblon sont un peu plus chics et modernes, Copacabana plus populaire. Vous n’aurez que quelques pas à faire pour siroter une caïpirinha sur les célèbres trottoirs en mosaïque noirs et blancs, représentant des vagues. Il est également préférable de vous déplacer en taxi, plus sûr, plus rapide et peu cher.

Caïpirinha justement, parlons-en. Vous vous sentez envahi du démon de minuit et vous souhaitez découvrir le Rio nocturne ? Direction Lapa où vous trouverez toutes sortes de restaurants, de boîtes de nuit et de bar animés par des groupes de musique, jouant des airs de samba ou de musique populaire brésilienne. Incontournable.

Non loin de Lapa, partez à la découverte du célèbre escalier Selarón et de ses 250 marches rouges, jaunes et vertes. Cet escalier est incrusté de mosaïques récupérées sur des chantiers de construction ainsi que de certaines tuiles données par des visiteurs venant de partout dans le monde. C’est pourquoi vous pourrez y trouver des paysages, des thèmes religieux ou encore le portrait de Mickael Jackson !

Que visiter à Rio ?

Avec une ville au paysage urbain classé au patrimoine mondial de l’Unesco il est difficile de s’ennuyer. Rio l’authentique nous fait cadeau de ses trésors : montagnes qui descendent jusqu’à la mer, le Mont Corcovado et son Christ Rédempteur qui veille sur les Cariocas en permanence, ses parcs botaniques en plein cœur de la ville ou encore son vertigineux pain de sucre. Une mine d’or.

Commençons par le pain de sucre (Pão de açúcar), et ses 386 mètres d’altitude, que vous atteindrez en empruntant un téléphérique. En vous promenant, vous découvrirez différents points de vue à couper le souffle et vous pourrez y flâner le temps que vous voudrez. Sur place, vous trouverez à votre disposition bars et restaurants.

Encore une fois Rio vous emmènera haut, très haut avec le mont Corcovado, qui s’élève à 710m d’altitude et à son sommet la statue du Christ Rédempteur. Vous pourrez l’atteindre en empruntant un train qui gravit la montagne en traversant la jungle. Vous vous retrouverez au beau milieu d’un merveilleux écosystème humide avec en fond sonore des cris d’oiseaux et de toutes sortes d’animaux sauvages.

On a tous vu au moins une fois une vidéo d’un drone tournant autour de cette statue pour nous faire découvrir l’interminable baie de Rio d’un côté, et son centre ville de l’autre. C’est un moment exceptionnel, voire émouvant, de se retrouver en face de ses bras grands ouverts. Je vous conseille d’y aller en fin de journée pour voir la nuit tomber sur la ville tout doucement. Mais couvrez-vous, il fait frais là-haut !

Toujours pas le vertige et amateur de sensation forte ? Osez le saut en parapente sur la baie de São Conrado. Magique et inoubliable, sautez en binôme avec un professionnel et balancez-vous entre les montagnes au grès du vent. Comptez une centaine d’Euros pour dix à quinze  minutes de vol selon la météo. (Informations sur www.peterkeys.rio)

Également à découvrir à Rio de Janeiro, le parc botanique Parche Lague, de nombreux musées au centre de la ville ou encore la randonnée de la montagne Pedra da Gávea, 842m d’altitude, avec une vue sur la baie et ses interminables plages.

Pour beaucoup ce mot fait froid dans le dos. C’est une étape dont bien évidement vous pouvez vous passer, mais si vous voulez connaître l’ADN du Brésil, c’est là-bas que ça se passe.

Ces baraques de fortune en pierres teintées de couleur ocre, se construisent à flan de montagne.

Vivre dans une favéla est dur, dangereux pour certains. Mais il n’y a pas que ça : de l’unité, de l’entraide, des artistes, danseurs, graffeurs, de l’ingéniosité, de la musique, des odeurs de cuisine à vous chatouiller les papilles, du bruit, quand elle se réveille le matin, de la politesse, des sourires, bref, de la vie ! Beaucoup de vie, et de gens ! À tel point qu’un recensement y est impossible et qu’on ne sait toujours pas combien de personnes habitent dans les favélas.

Favélas

Bien évidement c’est compliqué d’y pénétrer, surtout seul. Évitez les « favélas tours » qui ne sont ni plus ni moins qu’un safari très mal vu par les habitants de ces quartiers.

Privilégiez un guide et faites-le à pied. Rafael, un amour de brésilien, fan de foot bien évidement, vous fera visiter Rocinha, la plus grande favéla d’Amérique Latine, où il habite depuis quelques années.

Guide officiel, quadrilingue, dont le Français, il vous apprendra beaucoup sur son lieu de vie, avec honnêteté et passion : questions gouvernementales, vie communautaire à l’intérieur, autogestion … Rocinha est une « expérience sociale » selon ses propres termes.

Il est une encyclopédie à lui tout seul et il vous enrichira sûrement, même sur votre propre pays ! (www.riocooltourisme.com)

Ilha Grande, mère nature

Vous en avez assez de Rio, son bruit, son trafic et sa cohue ?

Vous pouvez fuir tout ça en 3h de bus et 1h de bateau en vous dirigeant sur l’île d’Ilha Grande, à l’ouest de Rio. Un Eden sur terre où les voitures y sont interdites. Tout se fait à pied ou en bateau qui font office de taxi, pour vous emmener à différents endroits de l’île.

Il n’y a pas de distributeurs automatiques de billets, tout se paye en carte bancaire, sauf les cigarettes.

Ilha Grande est clairement l’endroit où mettre sa vie sur pause et se reconnecter avec la nature. Vous aurez un large choix de randonnées allant de 1h à 4h de marche pour les plus sportifs, au détour desquelles vous tomberez sur de merveilleuses cascades au milieu de la forêt tropicale. Beaucoup de ces randonnées se terminent sur des plages quasi désertes, comme pour vous récompenser de votre effort. Ne loupez pas celle de Lopes Mendes, plage paradisiaque de sable blanc avec une eau claire et chaude. Hors du temps.

Le soir vous aurez un large choix de restaurants les pieds dans l’eau. Si vous aimez le poisson, je vous conseille de diner chez Lua e Mar, où vous dégusterez une spécialité locale, le poisson banane.

Quant au logement vous pourrez en trouver en avance (sur des sites spécialisés ou Airbnb) ou même sur place. Cela s’appelle des pousada, et vous en trouverez à partir de 30€ la nuit.

Vous en savez assez maintenant pour boucler vos bagages et vous envoler vers ce pays d’avenir qui a tout à offrir.

Pour conclure, je terminerai avec ces quelques lignes du poème de Victor Hugo, « Invitation au Brésil », qui relate des relations franco-brésiliennes de l’époque :

« J’aime votre patrie au ciel toujours pur,

Paradis qui se berce entre les flots d’azur,

Où le soleil brûlant, comme un phare féérique,

Couvre de ses rayons de sol de l’Amérique. »

Julie Baker

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