« Goldfield & Banks, l’Australie dans le sillage ».
Mon voyage, ce jour-là, s’est arrêté au Printemps Haussmann. Un étage plus tard, un corner parfum, puis, une rencontre : Dimitri Weber, fondateur et directeur artistique de Goldfield & Banks, qui me raconte avec passion sa maison. Très vite, Paris change de décor.

Sous ses mots apparaissent des terres rouge ocre, des côtes baignées de bleu turquoise, une lumière dorée, je sens presque une chaleur sur ma peau. L’air semble se charger de végétation, de bois, de sel et de soleil. Sans avoir quitté le boulevard Haussmann, me voilà déjà à des milliers de kilomètres, quelque part sur les côtes australiennes. Dimitri est passionné, et surtout très généreux dans sa manière de parler de ses créations. Une fragrance après l’autre, il me fait découvrir cette Australie qu’il a voulu mettre en flacon : ses plaines immenses, ses côtes, ses terres rouges et cette richesse botanique qui est devenue la signature de Goldfield & Banks.
Fondée à Sydney, la maison est la première maison de parfumerie de luxe australienne. Encore assez confidentielle en France, elle est bien davantage connue sur ses terres d’origine. Dimitri Weber a construit sa collection autour d’essences et d’huiles australiennes, certaines jusque-là peu explorées en parfumerie moderne, et travaille ses créations avec différents parfumeurs internationaux.


Chaque parfum devient ainsi une façon différente de raconter le continent. Mais ce jour-là, une nouveauté attire particulièrement mon attention : Une nouveauté, intitulée « Sunset Hour Dark Peach ». La fragrance ne part pas d’une page blanche. Elle prolonge Sunset Hour, l’un des parfums les plus appréciés de la maison, dans une interprétation plus profonde et plus sensuelle. Inspirée par les couchers de soleil de Broome, en Australie-Occidentale, elle saisit ce moment très précis où la lumière décline, où le crépuscule s’installe et où l’atmosphère devient plus sombre et intime.
Sous la direction artistique de Dimitri Weber, le parfumeur Clément Marx, chez Robertet, signe cette nouvelle composition. La mandarine d’Italie et les baies roses rencontrent d’abord le rhum de Jamaïque. Puis viennent le gingembre biologique de Madagascar, le benjoin et l’ylang-ylang, avant que la vanille, les notes boisées et ambrées et la fève tonka qui prolongent le sillage. La pêche du désert australien, déjà au cœur de l’univers de Sunset Hour, prend ici une tonalité plus riche, comme plongée dans la chaleur du rhum. Dimitri Weber résume d’ailleurs l’idée avec une image particulièrement parlante : les ingrédients de Sunset Hour “macérés dans du rhum”, pour une version plus intense, plus chaleureuse et plus addictive.

« Un parfum résolument enivrant qui, j’en suis certaine, laissera bientôt son sillage envahir les rues de Paris.
Ces quelques kilomètres m’auront menée jusqu’au Printemps Haussmann.
Dimitri Weber, lui, m’aura emmenée beaucoup plus loin ».
